jean-françois boclé
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Nuit Blanche 2024 - Théâtre de la Ville Place du Châtelet

2024

Nuit Blanche 2024 - Paris 
Théâtre de la Ville -
Sarah Bernhardt - Paris

Théâtre de la Ville - Sarah Bernhardt. Place du Chatelet. Paris 4ème

01-06-2024
22h30 et 23h30

Directrice artistique : Claire Tancons
Assistant de la Directrice artistique : David Démétrius

I CAN('T) BREATHE
UNE PERFORMANCE DE JEAN-FRANÇOIS BOCLÉ

Jean-François Boclé | directeur artistique et auteur
Jean-François Boclé et Julien Boclé | metteurs en scène
Thierry Pécou | compositeur
Julien Boclé | chorégraphe
Elisa Humanes | percussionniste Ensemble Variances
Julien Boclé, Lilian Damango, Loïc Elice, Jade Lada, Yonas Pérou, Sofiane El Boukhari | danseurs / danseuses interprètes

Dans le cadre de NUIT BLANCHE 24 PARIS sous la directrice artistique de Chaire Tancons assistée par David Démétrius, deux Guadeloupéens, la performance de Jean-François Boclé I CAN (‘T) BREATHE d’une durée de 35 mn prendra place au THÉÂTRE DE LA VILLE - SARAH BERNHARDT Place du Châtelet.

Elle réunit trois artistes martiniquais qui (re-)donnent souffle au verbe du psychiatre, philosophe, et engagé politique anticolonial Frantz Fanon, mort algérien et né martiniquais.
Ces trois artistes sont le compositeur de musique contemporaine Thierry Pécou, le chorégraphe, danseur, auteur et comédien Julien Boclé et l’artiste visuel et auteur Jean-François Boclé.

Prématurément disparu en 1961 à l'âge de trente-six ans, Fanon a marqué des générations d'anticolonialistes, d'activistes des droits civiques et de spécialistes des études postcoloniales et décoloniales (ses publications : Peau noire, masques blancs, 1952 ; L'An V de la révolution algérienne, 1959 ; Les Damnés de la terre, 1961).

I CAN(‘T) BREATHE dit d’abord les dernier mots de ces Africains-Américains assassinés par la police étatsunienne. JE NE PEUX PAS RESPIRER. Fanon nous invite en 1961 dans Les damnés de la terre à nous libérer de celui qui nous étouffe. Avec la libération de l’oppression vient la respiration. I CAN BREATHE. JE PEUX RESPIRER.

Pour certains, l’air est aujourd’hui irrespirable, empoisonné. Le continuum colonial est tenace. Le corps racisé est toujours l’objet de violences, I CAN(‘T) BREATHE en témoigne. Pensons à Adama Traoré, Théo Luhaka ou Claude Jean-Pierre en France, Éric Garner, George Floyd, Franck Tyson aux États Unis.

Pour Jean-François Boclé, I CAN(‘T) BREATHE est autant dans la rupture que dans la continuité. Il collabore en effet avec Thierry Pécou depuis 2003. Ils avaient conçu un projet avec le pianiste Alexandre Tharaud sur la mémoire de l’esclavage colonial (Outre-mémoire). Boclé a aussi déjà abordé plusieurs fois la pensée de Fanon dans son travail. S’il a déjà réalisé une performance avec un danseur en Martinique en février 2024, c’est par contre la première fois qu’il travaille avec un chorégraphe, c’est également une première collaboration avec son neveu, Julien Boclé.

La mise en scène et la chorégraphie ont été conçues pour un espace scénique à 360 degrés, visible du RDC et du premier étage (la courcive), plongeant ainsi le spectateur dans une œuvre immersive. Le public qui connait les textes de Fanon pourra lire dans la chorégraphie des concepts ou situation analysés par Fanon. Car Julien a construit son écriture chorégraphique à partir d’une lecture attentive de Peau noir masque blanc (1952) et Les Damnés de la terre (1961). Il a été aussi important pour Jean-François Boclé d’offrir à tous les danseurs un exemplaire de Peau noir masque blanc et de Les Damnés de la terre
La chorégraphie dira aussi le muscle et la respiration dans leur polysémie. Du côté du symptôme et du côté de son dépassement. Ces 6 danseurs seront également convoqués comme locuteurs. Julien Boclé étant le locuteur principal d’une pièce vocale polyphonique. Ils diront parfois de façon haletante des citations de Fanon. La résidence sera donc aussi l’espace temps d’une chorégraphie parlée.

Julien Boclé dira un texte écrit par Jean-François Boclé sur la question du muscle et de la respiration chez Fanon, des luttes de libération nationales à Franck Tyson, entrecoupé de citations de Fanon.

Jean-François Boclé et Julien Boclé sont en résidence tout le mois de mai avec les danseurs pour envisager ensemble les corps. Avec les danseurs Lilian Damango, Loïc Elice, Jade Lada, Yonas Pérou, Sofiane El Boukhari. Ces danseurs font partie des plus prometteurs de leur génération au niveau national (break dance, house, hip hop, danse contemporaine).

Lorsque Jean-François Boclé a proposé à Thierry Pécou cette nouvelle collaboration, Pécou a d’emblée eu l’intuition d’une pièce pour percussion seule. Une percussionniste, Elisa Humanes, fera vibrer un ensemble de percussion à peau. Cette pièce musicale de 30 minutes fera vibrer autant le muscle comme tension que comme libération, sera autant respiration combattante, qu’extinction du souffle (George Floyd).
Une pièce sonore de Jean-François Boclé interviendra dans la pièce de Pécou. Cette pièce de Boclé est un rythme agraire, lancinant et lent. Ce rythme qui dit la pénibilité autant que la détermination est intervenu dans une précédente performance, Tu appartiens au vent. L’artiste y est revêtu d’un Mas de carnaval conçu par lui, un Mas à bandelettes, courant dans les carnavals caribéens, aux couleurs de la banane et de ses monocultures d’exportation. En studio, il a enregistré un rythme réalisé à partir du Mas lui même (fait de bandelettes de papier de soie teintes en jaune) considéré comme un instrument. Ce rythme est celui de la chanson d’Eugène Mona (Martinique), Bwa Brilé.
(écouter ici : https://www.jeanfrancoisbocle.com/.../tu.../01.html).
Aussi, Boclé a proposé au compositeur d’inscrire sur sa partition des phrases écrites par lui comme APNÉE MUSICALE, LE COUTELAS SUR LA RÉTINE. Des coordonnées de pensée à l’égard de la percussionniste Elisa Humanes.
Le dispositif sera constitué de deux sets de percussions. Un au premier étage sur la coursive du Hall du Théâtre de la Ville - Sarah Bernhardt. L’autre au RDC. La percussionniste se déplacera de l’un à l’autre entre la première et la deuxième partie.

La Nuit Blanche est un événement majeur de la culture à Paris. C’est donc politiquement fort d’y inscrire une majorité d’artistes issus des territoires français non hexagonaux. Car nombre de générations d’artistes visuels de ces territoires ont été absenté de la scène artistique française. Inscrire un hommage à Frantz Fanon et faire retour sur le continuum colonial - par exemple, les violences policières - dans le cadre de Nuit Blanche, cet événement emblématique parisien, et dans l’un des lieux culturels emblématique de Paris - le Théâtre de la ville - Sarah Bernhardt, pensons à la musique, au théâtre et bien sur à la danse contemporaine - fais ô combien sens en 2024.

Julien Boclé, est un artiste chorégraphe, danseur, comédien, et auteur français. Il a grandi en Bretagne, au contact de l’univers marin, empreint de sentiments d’immensité, de temps distendu, d’appel de l’infini. Le jeune chorégraphe déploie sur scène les vifs contrastes de sa danse juvénile et fougueuse, puisant avant tout dans le hip-hop.

Né en 1965 à Boulogne-Billancourt, Thierry Pécou a reçu de nombreux prix dont le Grand Prix Sacem de la musique symphonique. Ses compositions marquées par le dialogue avec les musiques traditionnelles du monde sont interprétées internationalement par de prestigieux interprètes. Également pianiste, il réunit fréquemment le geste de la composition et son incarnation sur la scène.

Nuit Blanche 2024  - Théâtre de la Ville Place du Châtelet

University of London Institute in Paris and banlieues

2024

Distant Islands, Spectral Cities

University of London Institute in Paris and banlieues
Session # 2 / 22–26 Avril / April 2024
Caribbean archives, fluid monuments and becoming conferences, urban walks, sound and music, poetic readings
Programmation : Olivier Marboeuf ; Organisation: Sheila Check et Olivier Marboeuf

Jean-François Boclé will give a talk and perform with researcher Linda Boukhris as part of this week.
 

University of London Institute in Paris and banlieues

La Friche Belle de Mai

2024
Des grains de poussière

sur la mer

La Friche Belle de Mai
02-02-2024 / 02-06-2024

Curator
: Arden Sherman

An exhibition that focuses on the sculptural works of twenty-seven artists from Guadeloupe, Martinique, French Guiana and Haiti.
A proposal from Fræme;

La Friche Belle de Mai

Presbytère, Saint-Anne, Martinique

2024
Echo

Le rencontre éphèmère 

en Caraïbe

Saint-Anne, Martinique
February 2024

Proposed by CRAA, Le Centre de Recherche en Art Actuel.

Artists
: Jean-François Boclé, Thierry Fontaine, Louisa Marajo and Tabita Rezaire.
Presbytère, Saint-Anne, Martinique

Musée régional d’art contemporain Occitanie / Pyrénées-Méditerranée (Mrac), France

2023-2024

Le Retour 

Musée régional d’art contemporain Occitanie / Pyrénées-Méditerranée  -Mrac -, Sérignan - Hérault (France).

28.01 2023 - 28.01 2024

Le Retour, fait dialoguer les collections du Centre national des arts plastiques (Cnap) en dialogue avec la collection du Musée régional d’art contemporain Occitanie / Pyrénées-Méditerranée (Mrac), dans la suite du long partenariat entre les deux institutions. Le parcours a été conçu par Juliette Pollet et Clément Nouet, directeur du Mrac. 

Sous le lit. Au placard. Dans le miroir. Ils reviennent.

A travers le ressac des images et la glu des objets, cette exposition laisse sourdre souvenirs, peurs et désirs, à peine refoulés que les revoilà. Au rayon des horreurs et des fantasmes domestiques (ce papier peint bouge !!!), on circule comme dans un rêve ou un trip acidulé. Chacun cherchera son fétiche.

Avec des œuvres de : Laetitia Badaut Hausmann, Elisabeth Ballet, Bernard Bazile, Abdelkader Benchamma, Linus Bill et Adrien Horni, Jean-François Boclé, Bruno Botella, Andrea Büttner Nina Childress, Anne-Lise Coste, Robert Crumb, Nicolas Deshayes, Dado, Studio GGSV, Anthea Hamilton, Lubaina Himid, Judith Hopf, David Horvitz, Pierre Joseph, Özgür Kar, Cécile Noguès, Nathalie du Pasquier, Jim Shaw, Achraf Touloub, Nora Turato, Caroline Tschumi, Yuhan Wang.

> Mrac



Musée régional d’art contemporain Occitanie / Pyrénées-Méditerranée (Mrac), France

Reference Point, London

2023

Troubling Waters 

Group show at Reference Point, London (2 Arundl St, Temple, London).

23.10 2023, 7pm-11:30pm

Curation:
Stéphanie Melyon-Reinette

Jean-François Boclé:
Sémésié kriminel la pa ka joué (performance in English) & Toxic items - Collecting reality (artist's talk).

Reference Point, London

Musée d’histoire de Nantes, Château des Ducs de Bretagne (France)

2023

Expression(s) Décoloniale(s)

3rd Biennale de Nantes, Expression(s) Décoloniale(s), Musée d’histoire de Nantes, Château des Ducs de Bretagne (France).

Sur une invitation de Barthélémy Toguo. 

13.05-12.11 2023

> Musée d’histoire de Nantes, Château des Ducs de Bretagne

> SEE
 THE WORK

Musée d’histoire de Nantes, Château des Ducs de Bretagne (France)

La Pharmacie des Âmes, Paris

2023

Mangrovité

Curation proposée par Chris Cyril, 13-06-2023, La Pharmacie des Âmes, Paris.

Un extrait des Chroniques de Mamoudzou prend place dans l'espace curaté. 
La Pharmacie des Âmes, Paris

Kochi-Muziris Biennale, India

2022-2023

In Our Veins Flow Ink and Fire

Fifth edition of the Kochi-Muziris Biennale, India.
December 12, 2022–April 10, 2023.

Curated by Singaporean artist Shubigi Rao.

Liste of the 90 artists


>Kochi-Muziris Biennale
Kochi-Muziris Biennale, India

Atrium Scène Nationale, Martinique

2023

Hado,
les pouvoirs
empruntés de l'eau

Atrium scène nationale, Arsenec Gallery and La véranda gallery, Martinique, Fort-de-France.
09 janvier au 04 février 2023.

Curator
: Olivia Breleur

> Atrium Scène Nationale

Atrium Scène Nationale, Martinique

Fondation Fiminco, France

2022

Confiture de bananes politiques

Ecunuma-Fondation Fiminco, Romainville avec la Maëlle galerie.

Le samedi 10 décembre de 14 à 20h00

SEE THE WORK

Fondation Fiminco, France

Maëlle Galerie

2022

Confiture de bananes politiques

Maëlle galerie, Romainville

Le dimanche 04 décembre de 14 à 18h00

SEE THE WORK

C’est un moment important pour moi, la mise en bouche de mes premières CONFITURES DE BANANES POLITIQUE.

Qu’est ce qu’une confiture de bananes politiques ? En 2016, j’avais pour la première fois, en performance, réalisé une Political Jam dans le cadre du IN de la Biennale de Dakar (commissariats invités). J’avais réalisé une confiture de bananes face public et avait fait au terme de la performance fait déguster au public toute la politique bananière. En effet les bananes avaient été préalablement scarifiées de mes écrits politiques/poétiques. Je conviais donc ce public à cannibaliser jusqu’à la violence. Cette performance a été par la suite réalisée au Benin et Colombie.

Dimanche 04, ces confitures de bananes diront LA POLITIQUE BANANIÈRE, LES MONOCULTURES D'EXPORTATION SUD(S)-NORD.

Le 04 décembre, cela vous permettra d’amorcer en début de mois les achats de Noël, pour vous, pour vos amis et la famille. La galerie vous accueillera avec un goûter sucré, du champagne, et il vous sera proposé une dégustation de cette délicieuse, et le mot n’est pas usurpé, Political Jam.

Des photographies vous seront aussi proposées (format A4) ainsi que des peintures de bananes (format carte postale).

instagram @l_oeil_du_galeriste

MAËLLE GALERIE
29 rue de la commune de Paris
93230 Romainville

> Pour se rendre à la Maëlle Galerie
Maëlle Galerie

Centre d'art contemporain La Ferme du Buisson, France

2022-2023

Des grains de poussière sur la mer 

La Ferme du Buisson, Noisiel (France).

15.10 2022 - 29 01 2023

Curator: Arden Sherman

Artists: Raphaël Barontini, Sylvia Berté, Julie Bessard, Hervé Beuze, Jean-François Boclé, Alex Burke, Vladimir Cybil Charlier, Gaëlle Choisne, Ronald Cyrille, Jean-Ulrick Désert, Kenny Dunkan, Edouard Duval-Carrié, Adler Guerrier, Jean-Marc Hunt, Nathalie Leroy Fiévée, Audry Liseron-Monfils, Louisa Marajo, Ricardo Ozier-Lafontaine, Jérémie Paul, Marielle Plaisir, Michelle Lisa Polissaint et Najja Moon, Tabita Rezaire, Yoan Sorin, Jude Papaloko Thegenus et Kira Tippenhauer

> La Ferme du Buisson


 

 Centre d'art contemporain La Ferme du Buisson, France

Maëlle Galerie, France

2022

J'ai si longtemps rêvé de ce pays lointain, que j'ai réinventé ses bruits et ses parfums

Maëlle Galerie, Komunuma, Romainville (France). Group show.

11.09 - 26.10 2022 

> Maëlle Galerie

Maëlle Galerie, France

ART ON PAPER / Espace Vanderborght, Brussels

2022

Frédéric
de Goldschmidt
collection

ART ON PAPER Art Fair, Espace Vanderborght, Brussels (Belgium). Group show.

06.10 - 09.10 2022 

Artists: Joël Andrianomearisoa, Sammy Baloji, Jean-François Boclé, Bernadette Chéné, Aniceto Exposito Lopez, Serena Fineschi, Nicolas Kozakis, Diogo Pimentão, Pablo Rasgado, Ayesha Sultana, Günther Uecker, Egon van Herreweghe.

> ART ON PAPER

ART ON PAPER / Espace Vanderborght, Brussels

Documenta 15 /AFRIKADAA, Kassel

2022

Lumbung Radio

The "Yekri Yekra" sound project is broadcast by AFRIKADAA on lumbung radio as part of Documenta 15 (until September 25, 2022) organized by the artists' collective Ruangrupa.

Lumbung Radio

> Documenta 15

> AFRIKADAA
Documenta 15 /AFRIKADAA, Kassel

Cité des Arts, La Réunion

2022

En des lieux sans merci

Group show (Jean-François Boclé, Charles Chulem Rousseau, Nathalie Muchamad and Myriam Omar Awadi), Cité des Arts, La Réunion (Indian Ocean).

23 06 - 25 09 2022

En des lieux sans merci was selected by Archipel.eu.

> Cité des Arts Réunion

Archipel.eu

Cité des Arts, La Réunion

Galerie Atiss Dakar, Programme OFF de la Biennale de Dakar

2022

Interweaving Entrelacment

Dans le cadre d'Interweaving Entrelacment, solo show (Sé mésié kriminel la pa ka joué) de Jean-François Boclé, Galerie Atiss Dakar, programme OFF de la Biennale de Dakar.

21.05 - 23 08 2022

> Galerie Atiss Dakar

> Biennale de Dakar, IN & OFF

Galerie Atiss Dakar, Programme OFF de la Biennale de Dakar

Villa du Parc Centre d'art contemporain, France

2022

Des grains de poussière sur la mer – Sculpture contemporaine des Caraïbes françaises et d’Haïti

Villa du Parc Centre d'art contemporain d'intéret national, Annemasse (France).

11.06 - 18 09 2022

> Villa du Parc

Villa du Parc Centre d'art contemporain, France

Espace 29, Bordeaux

2022

Mémwa Vivan

Espace 29, Bordeaux (France).

13.05 - 28 05 2022

Dans le cadre du programme de nos 15 ans intitulé 𝘾𝙤𝙣𝙫𝙚𝙧𝙜𝙚𝙣𝙘𝙚𝙨 et des Journées de la Mémoire de la ville de Bordeaux, l'Espace 29 propose une exposition de 5 artistes originaires de Martinique, de Guadeloupe, du Brésil et de La Réunion dont le parcours et leurs pratiques artistiques respectives abordent les questions de la « Mémwa/Mémoire » liée à la colonisation, à la traite négrière et au racisme.

Espace 29, Bordeaux

Montréal, Canada

2022

Festival des Art
Souterrain

Festival des Art Souterrain 2022, Montréal, Canada.

02.04 - 30 06 2022

> Art Souterrain

Montréal, Canada

Palais de Tokyo, Paris

2021

Carte blanche à la
revue Afrikadaa

Carte blanche à la revue Afrikadaa, Palais de Tokyo, Paris.

18.12.2021 and 19.12.2021

18.12.2021 in the afternoon: perfomance Sé mésié kriminel pa ka joué (Jean-François Boclé).


> Palais de Tokyo

> Revue Afrikadaa

Palais de Tokyo, Paris

Cloud Seven, Brussels

2021-2022

Inaspettatamente (Unexpectedly)

Group show at Cloud Seven, Brussels, Belgium.

11.11.2021-30.01.2022

Curators: Frédéric de Goldschmidt et Grégory Lang.

> Cloud Seven

Cloud Seven is a 1,500 m² exhibition, co-working and living space with works from the Frédéric de Goldschmidt Collection spread throughout seven floors.

Inspired by the life, work and world view of the late artist Alighiero Boetti (1940-1994), Inaspettatamente (Italian for unexpectedly) opens 11 November 2021, co-curated by Gregory Lang, as a preview to the official opening of Cloud Seven in February 2022.

Cloud Seven, Brussels

SAN FRANCISCO ART INSTITUTE (SFAI)

2021-2022

Dust Specks on the
Sea: Contemporary
Sculpture from the
French Caribbean
& Haiti

Group show at San Francisco Art Institute (SFAI), USA.

November 18, 2021 - February 19, 2022.

Artists: Mathieu Kleyebe Abonnenc, Raphaël Barontini, Sylvia Berté, Julie Bessard, Hervé Beuze, Jean-François Boclé, Alex Burke, Vladimir Cybil Charlier, Gaëlle Choisne, Ronald Cyrille, Jean-Ulrick Désert, Kenny Dunkan, Edouard Duval-Carrié, Adler Guerrier, Jean-Marc Hunt, Nathalie Leroy-Fiévée, Audry Liseron-Monfils, Louisa Marajo, Ricardo Ozier-Lafontaine, Jérémie Paul, Marielle Plaisir, Michelle Lisa Polissaint and Najja Moon, Tabita Rezaire, Yoan Sorin, Jude Papaloko Thegenus, Kira Tippenhauer

Curators: Arden Sherman with Katie Hood Morgan and Marie Vickles

San Francisco Art Institute

SAN FRANCISCO ART INSTITUTE (SFAI)

Centre Dramatique National, Caen

2021-2022

D'ailleurs je viens d'ici

Group show La Comédie de Caen – Centre National Dramatique Normandie.

12.11.2021-04.02.2022

Artists: Jean-François Boclé, Dalila Dalléas Bouzar, Clémence Delbart, Naomi Lulendo, Nicolas Pirus, Euridice Zaituna Kala

Curators: Sandrine Honliasso & Ariane Leblanc

> Centre National Dramatique Normandie

A quoi pense-t-on lorsque nous pensons à la relation entre la France et l’Afrique ? Que voyons-nous ? Que souhaitons nous voir…ne pas voir ? Pourquoi (encore) se poser cette question ? C’est ce à quoi nous a invité la saison Africa2020 qui se proposait de considérer et d’interroger divers enjeux contemporains depuis l’expérience africaine et de sa diaspora.

A quoi pensent-ils et elles ? Ils et elles sont les artistes réunis dans cette exposition.(...) 

Des artistes dont la biographie s’est écrite et continue de s’écrire depuis le territoire français, par et dans cette relation ; ils et elles dont les histoires, celles d’une jeune génération, composent et animent les mémoires qui lie un pays à un continent. Cette relation - qui dans le cadre d’une manifestation culturelle d’envergure espère et tente de s’écrire avec une nouvelle encre, un nouveau langage, de nouveaux protagonistes, sinon de nouveaux rôles pour chacun d’entre eux – forme le point de départ de cette proposition artistique.


Encore : à quoi pensent-ils et elles ? A quoi pensent-ils et elles depuis hier, depuis aujourd’hui, depuis cette invitation à se (re)poser cette question : que vous inspire le rapport de la France à l’Afrique ? ou de l’Afrique à la France ? Pas plus, ni moins, ce sont les réponses mais aussi les échos à cette question que l’exposition D’ailleurs je viens d’ici nous propose d’observer, de questionner, de contempler.

C’est donc une diversité d’approches, de lectures, de projections, qui se déploient dans les œuvres réunies et dont le dialogue ouvre aux différentes manières par lesquelles se pense, s’observe, se vit et se transforme la relation France-Afrique. Ensemble, elles témoignent d’un nécessaire capacité des uns et des autres à naviguer entre et à faire fusionner différents espaces : géographiques, personnels ou politiques. C’est cette "conscience de l’imbrication de l’ici et de l’ailleurs, de la présence de l’ailleurs dans l’ici et vice-versa" qu’elles manifestent. Le passé, le présent et le futur des liens entre la France et l’Afrique se côtoient ici dans des formes, des sons et des matières qui tantôt révèlent les expériences intimes des artistes de l’exposition et toujours expriment le regard qu’ils et elles posent sur cette union. Poétique, émancipateur, critique, curieux, anticipateur, sont autant d'adjectifs qui pourraient qualifier l’élan avec lequel ces artistes nous plongent dans leur compréhension de cette histoire.

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Centre Dramatique National, Caen

La Vog, Grenoble, France

2021-2022

Je ne me
reconnais plus

Group show, Le Vog, Grenoble, France.

10.12.2021 to 22.01.2022

In the frame of The month of the photo 2021.

Le Vog invite les artistes Nathalie Muchamad et Johan Sordelet dans le cadre du Mois de la Photo, qui a comme thématique cette année « l’Attention ». Le titre « Je ne me reconnais plus », est emprunté au texte de Pasolini «Théorème » qui exprime la force de la révélation, qu’elle soit politique, amoureuse ou mystique. (...) 


Nathalie Muchamad propose une recherche, composée de vidéos, de textes, de dessins et d’installations, sur l’histoire de la fleur d’ylang-ylang, arbre arrivé d’Asie du Sud-est dans un contexte colonial particulier. Cette espèce est liée à l’expansion commerciale, à la monoculture mais aussi travail forcé ayant déterminé le destin des populations agricoles déplacées de l’Indonésie vers la Nouvelle Calédonie, dont la famille de Nathalie Muchamad. L’artiste invite Jean-François Boclé et Minia Bibiany à montrer leur vidéo « AS.SAU.PA.MAR », qui est le nom d’une association pour la protection de l’environnement et des mouvements culturels en Guadeloupe.
Johan Sordelet présente une installation, une série de dessins et des vidéos qui s’inspirent de la littérature et de micro-récits, afin de questionner notre rapport au genre ainsi que les liens entre art et engagement politique.
Avec leurs travaux, ils mettent en lumière et racontent des moments invisibilisés de l’Histoire en utilisant différents types de récits et de supports.
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La Vog, Grenoble, France

Costa Rica

2021

CoNTeMP

oRaNea
:
CoN SoNanTe

Group show at Galeria Pasage Cristal, Puerto Limon, Costa Rica

February 15, 2021 -

Curator: Edgar Leon.

See The Tears of Ban

Costa Rica

Maëlle Galerie

2020

8'46

Talk exhibition at Maëlle Galerie, Paris

July 21, 2020

Curator: Chris Cyrille and Horya Makhlouf
Artists: Jean-François Boclé, Gaëlle Choisne, Julien Creuzet, Smaïl Kanouté, Louisa Marajo, Rayan Mcirdi et Anna Tjé.




 

Maëlle Galerie

Bandjoun Station, Cameroun

2020

Retours en Afrique

Group show at Bandjoun Station, Cameroun

November 15, 2020 - June 30, 2020 

Curator: Androula Michael
Artists: Leila Alaoui, Jonathas de Andrade, Kader Attia, Gabrielle Badjeck, Moufouli Bello, Jean-François Boclé, Nikos Charalambidis, Bouvy Enkobo, Theodoulos Grégoriou, Khaled Hourani, Moridja Kitenge, William Kentridge, Jannis Kounellis, Fabien Lerat, Salifou Lindou, Leandro Machado, Aristote Mago, Pascale Marthine Tayou, Zwelethu Mthethwa, Paulo Nazareth, Jean-David Nkot, Edwige Ndjeng, Ernest Pignon-Ernest, Socratis Socratous, Priska Tankwey, Roméo Temwa, Fransix Tenda, Elida Tessler, Barhélémy Toguo, Cyprien Tokoudagba, Nasan Tur, Francisco Vidal, William Wilson, Nevet Yitzhak.

La notion du retour renvoie évidemment à une chose précise historiquement, le mouvement "Back-to-Africa" datant du XIXe siècle avec toutes les implications, ambiguïtés et complexités qui le caractérisent.
Aujourd'hui, 
(...) 

dans le cadre du projet de cette exposition, le retour sera pensé sous forme d'un retour réel, imaginaire ou symbolique à l'Afrique, envisagée aussi bien comme un lieu que comme une construction de l'esprit, comme réalité que comme objet de phantasme.

Une prise de conscience de la nécessité de la décolonisation de l'Afrique par l'Afrique elle-même est au cœur des débats actuels par des penseurs tels que Achille Mbembe et Felwine Sarr, initiateurs depuis 2016 des "Ateliers de la pensée" qui ont lieu chaque année à Dakar. Ces derniers constituent une tentative féconde de faire retour, de "repenser l'Afrique aujourd'hui" et d'en "prendre soin" ; et plus généralement de penser la décolonisation des savoirs et de l'imagination.
Entreprendre dans le présent un travail de construction d'un nouveau modèle pour l'Afrique, tel est l'enjeu de plusieurs artistes qui entreprennent dans le continent des initiatives innovantes. L'expérience de Bandjoun station, crée par l'artiste Barthélémy Toguo, à la fois centre d'art, résidence d'artistes et projet écologique et social autour de ses vastes plantations, constitue une initiative unique et exemplaire sur le continent, ouverte sur le monde.
"Relancer une pensée de l'Afrique diasporique", constitue une autre façon de faire retour à l'Afrique, à l'histoire de l'esclavage et de la colonisation, à l'écriture de l'histoire et la question de la mémoire, y compris celle liée à la commémoration de l'esclavage et de son abolition. Les artistes, s'appuyant sur cette mémoire renégocient le retour du refoulé, le trauma et la "mélancolie postcoloniale". Sans misérabilisme mais avec une pleine conscience des enjeux pour l'avenir, l'exposition "Retours à l'Afrique" envisagera plus généralement les problématiques contemporaines : économie, politique, guerres et migrations, société, écologie. Avec ses richesses, ses beautés, ses problèmes, ses traumatismes ainsi que sa place dans le monde, le continent africain sera au centre des propositions des artistes internationaux dont les œuvres ne seront pas là pour illustrer uniquement ces questionnements mais permettront de les alimenter en offrant d'autres façons de les penser.

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Bandjoun Station
Bandjoun Station, Cameroun

Little Haiti Complex, Miami

2020

Dust Specks on the Sea:
Contemporary Sculpture from
the French Caribbean & Haiti

Little Haiti Complex, Miami
2020


Curator: Arden Sherman. Katie Hood Morgan (Assistant Curator).
Artists: Mathieu Kleyebe Abonnenc, Julie Bessard, Hervé Beuze, Jean-François Boclé, Alex Burke, (...) 
Vladimir Cybil Charlier, Gaëlle Choisne, Ronald Cyrille, Jean-Ulrick Désert, Kenny Dunkan, Edouard Duval-Carrié, Adler Guerrier, Jean-Marc Hunt, Fabiola Jean-Louis, Nathalie Leroy-Fiévée, Audry Liseron-Monfils, Louisa Marajo, Ricardo Ozier-Lafontaine, Jérémie Paul, Marielle Plaisir, Tabita Rezaire, Yoan Sorin. 
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Dust Specks on the Sea focuses on sculptural works by over twenty contemporary artists from Guadeloupe, Martinique, French Guyana, and Haiti and addresses the various positionings of the postcolonial condition in this region.
Little Haiti Complex, Miami

Le Magasin

2020

La Nuit des idées

Projection of 2 vidéos in the frame of La Nuit des idées, Le Magasin, Grenoble (France)

January 30th, 2020.
In the frame of the solo show of Minia Biabiany.

Le Magasin

Fondation Maison des Sciences de l'Homme

2020

Hallucinose
L'Histoire commence ici

Group show, FMSH Fondation Maison des Sciences de l'Homme.

January 27-31, 2020.
Fondation Maison des Sciences de l'Homme

Maëlle Galerie, Paris

2019

MY BODY ≠ TA CHOSE

Group show at Maëlle Galerie

September 6 - October 26, 2019

Curator: Rolando J. Carmona
Artists: BARBARA WAGNER ET BENJAMÍN DE BURCA, JEAN-FRANÇOIS BOCLE, CHRISTTO AND ANDREW, JUAN DOWNEY,PAULO NAZARETH, DESI SANTIAGO, FANNIE SOSA

« Je n’ai pas la prétention d’être jolie. J’ai les genoux pointus et les seins comme un garçon de dix-sept ans. Mais si mon visage est maigre et laid, si les dents me sortent de la bouche, mes yeux sont beaux et mon (...) 

corps intelligent (1) ».

Le 2 octobre 1925, une femme noire illumine La Revue nègre au Théâtre des Champs-Élysées ; elle danse le Charleston, avec une jupe faite de bananes. Cette femme brillante, c’est Joséphine Baker.Ayant échappé au racisme américain, elle a très vite compris la dynamique du « bon sauvage ». À son arrivée à Paris, elle utilise son « corps intelligent » et s’auto-instrumentalise pour se libérer, développant une corporalité animale « naturelle », qui fait d’elle la première étoile noire en France.
Si l’esclave Sawtche (2) était placée dans une cage comme un objet de désir, Joséphine Baker devient volontairement un personnage curieux, digne d’une exposition universelle. Mais qui désire une curiosité couverte de bananes ? « [Lorsque l’on] examine la nature de l’accueil que les Européens lui ont réservé, on constate le même rejet raciste, mais exprimé de manière autre, un racisme subtil et biaisé qui a fait d’elle, la représentante d’une sexualité primitiviste débridée et diabolique à la fois, une sexualité noire capable d’assouvir tous les fantasmes érotiques du mâle blanc, chrétien et dompteur du monde sauvage.(3) ») Pour être libre, Baker devait mettre son corps au service du désir exotique. Cette relation se prête à plusieurs lectures, mais celle qui nous intéresse ici, c’est celle de ce « corps intelligent », tour de force toujours aussi pertinent dans le monde contemporain.

My body ≠ Ta chose est un projet où l’autre est intentionnellement réifié pour survivre à l’exotisme. Évoquant l’esprit de Joséphine Baker, l‘exposition n’a pas vocation à dénoncer ou victimiser. Au contraire, l’intention est de mettre en lumière des dynamiques où le contrôle de l’autre est exercé à partir de sa propre corporalité. My body ≠ Ta chose montre une sorte de « servitude volontaire » où le freak (4) est un piège au service de l’autre. Des œuvres où l’artiste se moque de l’archétype tropical-sauvage à travers ce symbole ≠ qui représente l’égalité et aussi la non-appartenance.

Ce dispositif ne se limite pas à la manipulation du désir. Dans d’autres contextes, le corps, de manière intuitive, peut se défendre avec une attitude “sauvage”, face à l’agressivité du regard de l’autre.Un exemple majeur est l’oeuvre Laughing Alligator créée par Juan Downey durant un voyage en Amazonie en 1978. Dans cette œuvre, l’artiste et sa famille parcourent la jungle de l’Amazonie pour enquêter sur l’architecture funéraire des Yanomami. Au milieu de la forêt, avec une caméra à la main, à un moment du parcours, Downey retourne sa caméra face aux guides Yanomami qui par instinct sortent leurs arcs et leurs flèches dans un geste intuitif de défense.

Cette animalité intuitive, dans certains cas est aussi un objet de dérision. Dans les régions touristiques de l’Amazonie on voit cette réaction se répéter : les indigènes caricaturent leurs corps et leur culture pour exploiter le regard du touriste. Que ce soit de manière intuitive comme les Yanomami dans la vidéo de Downey, ou prémédité comme l’indigène de l’ethnie Pemón qui se déguise en Pocahontas pour toucher 1$ par photo ; ce processus d’intelligence corporelle est fascinant. Il a été source d’inspiration constante pour pluiseurs créateurs et d’artistes contemporains conscients des dynamiques post-coloniales. Jean-François Boclé, évoque ce dispositif proposant la phrase Mon cannibalisme avale ton capitalisme ; une expression ambiguë qui fait référence directe au fantasme de l’homme sauvage qui se montre « non-soumis » face à l’exploitation blanche. Paulo Nazareth, métisse brésilien, se met le crâne d’un cheval sur son visage pour mettre en vente son image d’homme bestial. Cette pièce se superpose à Andrómeda de Desi Santiago, un paysage tropical en silicone translucide qui donne l’impression d’être fait de fluides corporelles. Christto + Andrew où l’archétype tropical devient une image artificielle sucrée en putréfaction. Fannie Sosa, elle, avec un humour de « youtubeuse » nous présente Cosmic ASS, un documentaire dans lequel elle analyse le sentiment symbolique et spirituel des mouvements du Twerk (3). Ce documentaire pose des bases pour mieux comprendre la vidéo du duo brésilien Bárbara Wagner et Benjamin de Burca. Comme une série d’annotations sur les relations entre corps, caméras et mouvements présents dans la documentation d’une danse typique du Nord-Est du Brésil, FAZ QUE VAI (SET TO GO) commente les significations du carnavalesque à l’intérieur des diverses stratégies de préservation du Frevo (5) en tant que symbole des corps marginaux et non comme un produit commercial.

Mon corps n’est pas ta chose est un récit intime dans l’espace public. Chacune de ces oeuvres parle de protections construites à partir de la mémoire génétique. Chacune parle de ce corps « intelligent et animal » qui se met sur la défensive avec un sourire, quant il se sent exploité… une parade qui ne concerne pas seulement le « bon sauvage ». Cette animalité habite aussi l’intérieur de toutes les femmes hyper-féminines dont le regard glacial et la beauté coupe le souffle.

Rolando J. Carmona


(1) _Josephine Baker, entretien pour Marseille-Matin, le 21 novembre 1931.
(2)_ Saartjie Baartman, parfois prénommée Sarah Baartman, de son vrai nom Sawtche, née vers 1788-1789 en Afrique du Sud et morte en 1815 à Paris, était une femme réduite en esclavage et exhibée en Europe pour son large postérieur, où elle était connue sous le surnom de « Vénus hottentote ».
(3)_ WENDL, Tobias. (2006).
(4)_ Populaire. Nom que se donnent certains marginaux.
(5)_ Le frevo est un genre musical carnavalesque et une danse du Brésil, principalement joué et dansé dans le nord-est du pays. L'UNESCO le déclare Patrimoine culturel immatériel de l'humanité en décembre 2012.
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Maëlle Galerie
Maëlle Galerie, Paris

Le Centre, Cotonou

2019

D'UNE COURTE VOIX
DU MONDE

Group show, Le Centre Cotonou

August 30 - December, 2019

Artists: Jean-François Boclé, Sènami Donoumassou, Kaloki Niamai.

 
Le Centre, Cotonou

Saatchi Gallery

2019
Tout doit disparaître !

Saatchi Gallery, London, UK

Solo show.
The installation Tout doit disparaître! is exhibited
in March 2019 at the Saatchi Gallery in the frame of the Global Recycling Day.

Tout doit disparaître! is part since 2014 of the Saatchi Collection (edition 1/3 + 1 AP).

>Saatchi Gallery
>See Tout doit disparaître!

Saatchi Gallery

Hunter East Harlem Gallery, NYC

2019

Dust Specks on the Sea:
Contemporary Sculpture from
the French Caribbean & Haiti

Hunter East Harlem Gallery, New York
November 7, 2018 - March 2, 2019


Curator: Arden Sherman. Katie Hood Morgan (Assistant Curator).
Artists: Mathieu Kleyebe Abonnenc, Julie Bessard, Hervé Beuze, Jean-François Boclé, Alex Burke, (...) 
Vladimir Cybil Charlier, Gaëlle Choisne, Ronald Cyrille, Jean-Ulrick Désert, Kenny Dunkan, Edouard Duval-Carrié, Adler Guerrier, Jean-Marc Hunt, Fabiola Jean-Louis, Nathalie Leroy-Fiévée, Audry Liseron-Monfils, Louisa Marajo, Ricardo Ozier-Lafontaine, Jérémie Paul, Marielle Plaisir, Tabita Rezaire, Yoan Sorin. 
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Dust Specks on the Sea focuses on sculptural works by over twenty contemporary artists from Guadeloupe, Martinique, French Guyana, and Haiti and addresses the various positionings of the postcolonial condition in this region.

Hunter East Harlem Gallery
Hunter East Harlem Gallery, NYC

École Nationale Supérieure d'Art de Bourges

2018
Rester dans l'œil du cyclone

École Nationale Supérieure d'Art de Bourges (National Superior Fine art school), France.

Workshoph.
École Nationale Supérieure d'Art de Bourges (National Superior Fine art school), Rester dans l'œil du cyclone (Stay in the eye of the cyclone), in the frame of the Workshops' Week, Bourges, France (Nov. 2018, 1 week). On an invitation of Frederic Herbin, art theorician and curator.

>ENSBA de Bourges


École Nationale Supérieure d'Art de Bourges

Maëlle Galerie, Paris

2018

Monochrome-moi

Solo show at Maëlle Galerie

September 6 - November 17, 2018 


Text by Mirna Boyadjian:

French below
In Monochrome-moi (Monochrome Me), Jean-François Boclé creates what one might describe as a sys- tem of black boxes, or, more specifically, a series of opaque hotbeds of power that operate continuously within the element of history. Boclé revisits the legal-political treaties, the strategic alliances that confi- gured the world of sovereignties in (...) 

 which we live: the Treaty of Tordessillas, for instance, signed on 7 June 1494 under the auspices of the papacy, attributing control of half the planet to Portugal and Spain. Or, for example, the Treaties of Versailles (1919), Paris (1898), and Utrecht (1713). We ultimately in substance know very little about how the negotiations crystallized, aside from their subsequent effects and their ir- reversible nature. The artist’s undertaking subtlety occupies and transforms the space of historic matter’s still active subjacent vibrations. The past hasn’t passed; or, in other words, history is not seen as a teleo- logical and linear succession, but rather as a series of contingent acts superposed in layers that press the tensions of the global chaos-world.

For the Craie blanche sur fond noir series (White Chalk on Black Background, 2018), the artist painted three canvases of varying sizes, then re-transcribed each of the treaties in white chalk over several days, or even weeks. Boclé wrote non-stop, erasing nothing, until he could physically no more, suffering extreme muscle cramps, inflammation, and scorched skin; until his eyes were exhausted too, blinded by the surface of the canvases as they became covered in white chalk. From this, abstract images emerge, produced by the superpositions of words; monochrome white on a black background, reminiscent of the spiritual journey of Malevitch. From a symbolical point of view, this process of abstracting the now-illegible treaties prefigures a regime of visibility that captures utterances. Here, this transformative cannibalizing operation reverses the power of enunciation. A space opens at the core of the body’s exhaustion, traversed by the violence of carving up the world; a space in which a gaze stripped of its sedimentation is constructed to see at last. «A seeing unseeing «, as Boclé describes it.
This force field is set in motion all the more with the video Attachement aux quatre coins – Nkanga Munde- le (Attachment to Four Corners – Nkanga Mundele, 2017), a reference to the 1955 Bandung Conference. This coming together of twenty-three «Third World» countries marked the emergence of an international force of resistance, and later the Non-Aligned Movement. It called, among other things, for the indepen- dence of the colonized nations and the fight against all forms of imperialism. In his video, Boclé knots the flags of the countries represented, the tying and knotting perhaps gesturing to an alliance to be continued. Although this polychromatic work stands out from the rest of the exhibition, it would be wrong to see it as a sign of a unitary counter-force. It tends, rather, to express a force between the centres of domination, a force whose filiation is not fashioned on a Western – that is, «transparentist» – conception of the world.
«Transparency is no longer reflected in the depths of the mirror in which Western humanity saw the world (1) in its image; in the depths of the mirror there is now opacity.»
It is indeed this opacity that we find in the Je ne savais pas (I Didn’t Know, 2005-2017) sound installation, which plays on all the possible formulations of the French language that use the verb savoir (to know): «he must have known something about it. He couldn’t have known. We always knew so...». It exhausts language, surpasses it, breaking with the desire for clarity, punctuating knowing to the very depths of the well of knowledge. Hence the title of the exhibition which, to me, echoes the right to opacity so dear to Glissant : the right for us all to keep our «shade», our opacitas, that is, the zones of not knowing that resist all attempts at categorization. In this respect, Monochrome-moi (Monochrome Me) is less a homogenizing imperative utterance than a call, a breath in the heterogenous weave of the present.

1- Édouard Glissant, « Transparence et opacité » dans Poétique de la relation, Paris : Gallimard, p.125.



Avec Monochrome-moi, Jean-François Boclé matérialise ce qu’on pourrait nommer un réseau de boîtes noires, plus précisément une série de foyers opaques de pouvoir qui agissent en continu dans l’élément de l’histoire. Les accords juridico-politiques, ces alliances stratégiques que revisite Boclé, ont configuré le monde des souverainetés dans lequel nous vivons. Prenons le traité de Tordessillas signé le 7 juin 1494 sous l’égide papale. Il attribuait au Portugal ainsi qu’à l’Espagne le contrôle sur une moitié de la planète. Ou encore les traités de Versailles (1919), de Paris (1898), d’Utrecht (1713), etc. En substance, on en sait finalement très peu sur comment ces négociations se sont cristallisées, sinon par leurs effets subsé- quents, leur caractère irréversible. Avec subtilité, les gestes de l’artiste occupent et transforment l’espace des vibrations souterraines, toujours actives, de la matière historique. Le passé ne passe pas, c’est-à-dire que l’histoire ne s’envisage pas comme une succession téléologique et linéaire, mais plutôt comme une série d’actes contingents qui se superposent en strates où se pressent la tension du chaos-monde global.

Pour la série Craie blanche sur fond noir (2018), l’artiste a peint de noir trois toiles de format varié ainsi qu’un mur de la galerie avant de retranscrire chacun des traités à la craie blanche durant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Boclé a écrit sans relâche, sans passer l’éponge, jusqu’à l’épuisement de ses membres; contraction extrême des muscles, inflammations, brûlures de la peau. Épuisement aussi du regard aveuglé par la surface des tableaux qui se recouvre de la blancheur de la craie. Il en résulte des images abstraites produites par superposition de mots ; monochrome blanc sur fond noir, évoquant l’aven- ture spirituelle de Malevitch. D’un point de vue symbolique, ce processus d’abstraction des traités, deve- nus illisibles, préfigure un régime de visibilité qui capture des énoncés. Cette opération cannibalisante, transformatrice, renverse ici le pouvoir d’énonciation. Un espace se déploie au cœur de l’épuisement du corps traversé par la violence des découpes du monde où s’édifie un regard dépouillé de sa sédimentation pour enfin voir. « Une non-voyance qui voit » pour le dire comme Boclé.
Ce champ de forces s’anime d’autant plus en relation avec la vidéo Attachement aux quatre coins – Nkan- ga Mundele (2017) qui fait référence à la conférence de Bandung tenue en 1955. Cette rencontre entre vingt-neuf pays du « tiers monde » marqua l’émergence d’une force de résistance internationale puis du mouvement des non-alignés. Elle revendiquait entre autres l’indépendance des pays colonisés et la lutte contre les impérialismes. Dans sa vidéo, Boclé procède au nouage des drapeaux des pays représentés: nouer et tendre ne sont-ils pas les gestes d’une alliance à poursuivre ? Si au sein de l’exposition, l’œuvre tranche par sa polychromie, il serait inexact d’y percevoir le signe d’un contre-pouvoir unitaire. Elle tend plutôt à exprimer une puissance entre les centres de domination, une puissance dont la filiation ne se fonde pas sur une conception occidentale, c’est-à-dire transparentaliste du monde. « La transparence
n’apparaît plus comme le fond du miroir où l’humanité occidentale reflétait le monde à son image; au fond (1) du miroir il y a maintenant de l’opacité ».
C’est bien cette opacité que l’on retrouve dans l’oeuvre sonore Je ne savais pas (2005-2017) se jouant de toutes les phrases possibles avec le verbe « savoir » puisées dans la langue française : « il devait bien en savoir un peu. Il ne pouvait pas savoir. On sait toujours tout...». Épuiser la langue, la déborder et rompre avec la volonté de clarté, rythmer le savoir jusqu’au fond du puits de la connaissance. D’où le titre de l’exposition, qui, me semble-t-il, renvoie au droit à l’opacité si cher à Glissant; droit à chacun de garder son « ombre », opacitas, c’est-à-dire des zones de non-connaissance irréductibles à toute tentative de catégorisation. Monochrome-moi est en ce sens, moins un énoncé impératif homogénéisant, qu’un appel, un souffle dans la trame hétérogène du présent.

1- Édouard Glissant, « Transparence et opacité » dans Poétique de la relation, Paris : Gallimard, p.125 

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Maëlle Galerie
Maëlle Galerie, Paris

Van Gogh Museum, Amsterdam

2018

Caribbean Hurricane
in the frame
of the exhibition
Gauguin & Laval
in Martinique

Solo show of Jean-François Boclé in the frame of the exhibition Gauguin & Laval in Martinique, The Cube, Van Gogh Museum, Amsterdam. October 2018.

Curators: Maite van Dijk and Joost van der Hoeven.

The Van Gogh Museum presents Gauguin & Laval in Martinique. This is the first ever exhibition devoted to a crucial, but up until now neglected period in the artistic career of Paul Gauguin: the four months that he spent in Martinique in 1887, together with Charles Laval. The colourful, innovative artworks that the two friends (...) 
 created on the island proved to have a huge impact on their artistic development and future careers.

Gauguin & Laval in Martinique unites a large number of the paintings, drawings and sketches that the two French artists created on the Caribbean island for the first time. Many of the loans are part of private collections and are otherwise rarely exhibited or published, if ever at all.

The Van Gogh Museum is home to several significant works by Gauguin and Laval from their Martinican period. Vincent van Gogh and his brother Theo made the initial acquisitions for this collection as early as 1887.
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As a part of the exhibition, contemporary artist Jean-François Boclé (1971, Martinique) reflects on the artists’ perceptions of the island with a unique installation.

> SEE THE WORK

> Van Gogh Museum
Van Gogh Museum, Amsterdam

Le Centre

2018

Le costume,
pour ébranler les codes
et la doxa

Video projection, Le Centre, Cotonou, Benin.
August 8 2018.


Curator: Madeleine Filippi.
Artists: Jelili Atiku, Catherine Bay, Jean-François Boclé, Kenny Dunkan and Marie-Claire Messouma Manlanbien.

Performances video projection
Cette deuxième édition du cycle de vidéos-performances proposé par Le Centre sera l'occasion de revenir sur l'enjeu du costume dans la pratique performative. Depuis les happenings dadaïstes, le costume revêt dans l'histoire de la performance une place singulière proche de la tradition théâtrale. Le costume, qu'il soit traditionnel ou détourné, lorsqu'il est utilisé se caractérise par une remise en cause des conventions et contraintes idéologiques, esthétiques et politiques. 

> Le Centre
Le Centre

Museo Nacional de Arte, La Paz, Bolivia

2018
La Mística del Cuerpo

Habeas Corpus 

ad suijciendum


Group show
Museo Nacional de Arte - MNA, La Paz, Bolivia, 24th May - July 2018

Curators: 
Samuel Hernandez Dominici (Cuba).

Artists: Juan José Barboza Gubo & Andrew Mroczek, Jean-François Boclé, (...) 
 Eduardo Caballero, Juan Castillo, Coco Gonzalez, Pamela Iglesias, Carlos Martiel, Francis Naranjo & Carmen Caballero, Pablo Andrés Núñez, Bernardo Oyarzun Ruiz, Raquel Paiewonsky, Iván Marcos Perera, Joaquín Sánchez, Ana Barros, Rafael Villares, Patricio Vogel, Liliana Zapata.  
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"Múltiples son las batallas entre diferentes grupos de poder para establecer un canon sobre el cuerpo y normalizar sus (...) 
 relaciones con el universo circundante. Un cuerpo bello, un cuerpo atlético, un cuerpo saludable, un cuerpo erotizante, un cuerpo prohibido, etc. son algunas de las cápsulas de sentidos que cada día consumimos a través de los medios masivos de comunicación. Estas, articulan nuestras relaciones sociales y se convierten de forma subrepticia en prácticas y conductas reproducidas de forma acrítica e inconsciente en la mayoría de los casos.

Dentro de la construcción occidental del mundo, quizás pueda advertirse la dimensión política del cuerpo y su importancia desde los tiempos de la civilización romana en un elemento que ha llegado hasta nuestros días y podía marcar la diferencia entre un hombre libre y un esclavo: el habeas corpus. Analizando el origen de este concepto vemos que proviene del latín habeas corpus [ad subiiciendum] ‘que tengas [tu] cuerpo [para exponer]’, «tendrás tu cuerpo libre». Este concepto como recurso legal hoy en día también define el destino de un hombre ante los caminos de la libertad y la reclusión." 
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> Museo Nacional de Arte
Museo Nacional de Arte, La Paz, Bolivia

The Centrale for contemporary art, Frédéric de Goldschmidt Fondation, Brussels

2017-2018

WHITE COVERS

White Covers, Frédéric de Goldschmidt Collection, HORS LES MURS of PRIVATE CHOICES, group show at the CENTRALE for contemporary art -11 c ollections of contemporary art from Brussels.

Curator: Carine Fol, Artistic Director of the CENTRALE chose 20 works in the Frédéric de Goldschmidt Collection for the PRIVATE CHOICES's HORS LES MURS.
Artists: Claire Andrzejczak, Elena Bajo, Katinka Bock, Jean-François Boclé, Lucia Bru, Marie-Michelle Deschamps, Amie Dickie, Serena Fineschi, Fernanda Fragateiro, Mona Hatoum, Hiwa K, Will Kerr, Stefana McClure, Olaf Nicolai, Pablo Rasgado, Peter Scott, Josh Tonsfeldt, Rosemarie Trockel, Edmund de Waal.or contemporary art.


The exhibition will run through May 2018, and will be open to the public on the first Saturday of each month from 2:00pm to 6:00pm (i.e. December 2nd, January 6th, February 3rd, March 3rd, April 7th and May 5th) and during the Art Brussels week. The vernissage will take place Saturday December 2nd. 
This exhibition takes place in one of the sites of the Frédéric de Goldschmidt Fondation : Rue de Barchon 11, 1000 Brussels


> SEE the work

> HORS LES MURS White Covers
CENTRALE for contemporary art
The Centrale for contemporary art, Frédéric de Goldschmidt Fondation, Brussels

Thierry Goldberg Gallery, Miami

2018
Beyond Being


Thierry Goldberg Gallery, Miami
March 2 – April 22, 2018


Group show: Jean-François Boclé, Hayden Dunham, Susanne Hofer.

>
Thierry Goldberg Gallery Miami
Thierry Goldberg Gallery, Miami

5 Art institutions in Miami

2018
Festival Tout-Monde

Hétéronomonde


Festival Tout-Monde / "Hétéronomonde", 1st Caribbean Contemporary Arts Festival in the United States, Pérez Art Museum Miami / Wolfsonian Museum / Little Haiti Cultural Complex /Mana Contemporary.
March 1-4, 2018

Curated by Claire Tancons and Johanna Auguiac. 
Directed by the Cultural Services of the French Embassy in the USA.

17 artists
and authors from the French Antilles (Guadeloupe, French Guiana and Martinique) will be invited to present their work, in dialogue with 7 other Caribbean artists and authors (from Cuba, the Dominican Republic, Haïti, Puerto-Rico, Trinidad and Tobago and Venezuela).

Jean-François Boclé, "Tu appartiens au vent" (You belong to the wind), participative performance, 03 March 2018, Little Haïti Cultural Complex, Miami.

> Festival Tout-Monde
>
SEE Tu appartiens au vent 
5 Art institutions in Miami

Centre d'art Eternal Gallery, FR

2018

Anybody Walking?
Esthétiques politiques du voguing

Centre d'art Eternal Gallery, Tours, FR

February 15 - March 4, 2018 

Artists: Jean-François Boclé, Full Mano, Trajal Harrell, Kiddy Smile, Lasseindra Ninja, Pascal Lièvre, Luna Luis Ortiz, Frédéric Nauczyciel, Lila Neutre, Rashaad Newsome. 
Curators: Éric Foucault and Frédéric Herbin.


Le voguing est une danse urbaine qui se développe aux États-Unis dans les années 1970-1980 au sein des communautés homosexuelles et transsexuelles afro-américaines et latinos, minorités parmi les minorités, pour qui les motifs d’exclusion se cumulent sans limite : race, classe, sexualité et (...) 
genre. À l’intérieur des ballrooms, sur le catwalk, les quasi-familles de substitution que sont les houses rivalisent entre elles à coup de postures détournées de l'univers de la mode. La multiplicité des catégories où elles s’affrontent permet à chacun·e d’être ce qu’elle·il est ou voudrait être, déployant des gestes et des attitudes vestimentaires allant de l’excentrique au plus socialement normé et étendant à l'infini l’éventail des configurations de genre possibles. Le voguing apparaît ainsi comme le véhicule d’une affirmation des sujets, de leur fierté et, donc, comme un mode de revendication face à la domination blanche hétérosexuelle.
L'exposition se propose comme un espace de résonance pour les enjeux critiques que le voguing incarne toujours aujourd’hui. Autant que certains discours théoriques, cette danse soulève les questions liées au genre, à la postcolinialité, aux hiérarchies sociales et culturelles. L’esthétique qu’elle développe l’impose comme une véritable subculture, en faisant un modèle de subversion du partage des identités parmi les plus riches de notre époque. Mélangeant volontairement les domaines de représentation – photographie, dessin, broderie, archive, vidéoclip et vidéo d'art, installation, publication –, l'exposition témoigne de l’énergie festive, créative et critique qui se manifeste dans l’orbite du voguing.
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> Centre d'art Eternal Gallery
> See the work
Centre d'art Eternal Gallery, FR

Centre Pompidou, Paris

2018
Hors-Pistes #13

La nation et ses fictions


Centre Pompidou, Paris
Hors-Pistes #13, January 19 - February 04  2018

Jean-François Boclé takes part of Décoloniser la nation, talk and sound installation (January 28 2018, Centre Pompidou, Forum 1, espace Univers-Cité). Décoloniser la nation is coordinated by Pauline Vermeren and Malcom Ferdinand. In the frame of Hors-Pistes #13 - La nation et ses fictions.

Décoloniser la nation
Hors Pistes
> Centre Pompidou

Centre Pompidou, Paris

Mémorial ACTe, Guadeloupe

2017-2018
Kréyòl Garden


Kréyol Garden, group show

Mémorial ACTe - Caribbean Center for Expressions and Memory of Trade and Slavery, Pointe-à-Pitre, Guadeloupe
December 
17 2017 - March 31 2018

Curated by WI'an Art

> SEE THE WORKS
- Je ne savais pas, Jean-François Boclé
- Vivre, artists' duo unity IS SUBMARINE

MACTe
Mémorial ACTe, Guadeloupe

Cité internationale des arts

2017

PUBLIC POOL #4
ÉCRIRE L'ART

Cité internationale des arts, Paris
December 9 2017, 2-9pm

Curated by Aurélie Faure, Madeleine Filippi, Marie Gayet et Sarah Mercadante, for C-E-A / Association française des commissaires d’exposition.

"Tel un laboratoire de recherche, le format de Public Pool offre la possibilité de développer des formes de présentation inédites, réfléchies ou à expérimenter. Pour cette quatrième édition, nous souhaitons interroger l’écriture dans le domaine de l’art. Ce sujet est d’autant plus vaste que sa définition varie selon la préposition qui le devance - écrire sur l’art, écrire pour l’art, écrire avec l’art, etc. Tout l’enjeu de cette édition repose alors sur un mouvement ambivalent : restreindre par les termes « écrire » et « art » et ouvrir sur la pluralité des voix qui peuvent s’exprimer à ce sujet. "

> Association française des commissaires d'exposition
Cité internationale des arts
Cité internationale des arts

AKAA Art Fair, Paris

Maëlle Galerie

AKAA Art Fair, Carreau du Temple, Paris 3rd
November 10-12 2017 - Opening: November 9

The edition 2017 proposes a FOCUS CARRIBBEAN. Booth and SPECIAL PROJECT Jean-François Boclé with Maëlle Galerie.

SPECIAL PROJECT
Maëlle Galerie
> AKAA Art Fair 2017
AKAA Art Fair, Paris

Art Marbella, Spain

2017

Maëlle Galerie
Focus Venezuela

Art Marbella Art Fair, Spain

July 28th - August 02nd 2017

Maëlle Galerie's Director: Olivia Maëlle Breleur
Curator: Rolando J. Carmona.
Exhibiting artists: Rolando Peña/ Oscar Abraham Pabón / Jean-François Boclé/ Marco Montiel-Soto/ Ernest Breleur/ Iván Candeo/ Bruce Labruce/ Juan Loyola/ Enrique Moreno/ Erika Ordosgoitti/ Juan Carlos Rodriguez / Dani Soter/ Miyö Van Stenis/ Armando Ruiz/ Nayari Castillo/ ORLAN, special guest.


¿Duerme usted Señor Presidente?
¿Qué está pasando en el Circuito del arte Venezolano? ¿De qué manera el “Periodo Chavez” afectó la producción de imágenes, las investigaciones de nuestros artistas y al circuito nacional de galerías y museos? ¿Que está (...) 
 haciendo esa generación de artistas y curadores que fueron obligados a vivir en el exilio? ¿Qué opciones tienen los que se quedaron? Estas son preguntas frecuentes en las inauguraciones de bienales, ferias o eventos internacionales… la respuesta casi siempre queda en el aire.
Didi-Huberman habla de una operación doble del arte, que pareciera revalorizarse en un momento de urgencia como el venezolano: “volver visible la tragedia en la cultura (para no separarla de su historia), pero también hacer visible la cultura en la tragedia (para no separarla de su memoria)”. Este planteamiento explica el objetivo central de FOCUS VENEZUELA, un proyecto que nace gracias al generoso apoyo de Art Marbella y Maëlle Galerie en París, como un ejercicio visual para tratar de comprender en imágenes la crisis actual de Venezuela y aproximarse a la production estética contemporánea de este país. Desde los límites del arte político, esta muestra es un ejercicio visual de resistencia frente a las estrategias de desaparición que ha implementado el Estado, de cara a la creación contemporánea Venezolana. Se hace énfasis en las estéticas marginales que no están representadas en la colecciones de los museos y que nunca se ven en las bienales; en los artistas jóvenes que no existen para el estado por ser acusados de contrarrevolucionarios o “escuálidos” ( burgueses).

En principio, debemos que aclarar que FOCUS VENEZUELA está conformado por un grupo artistas internacionales. La selección reúne un grupo de creadores venezolanos, en diálogo con tres artistas de Maëlle Galería, que hicieron obras en solidaridad con Venezuela, y dos figuras claves del arte político: el cineasta Bruce Labruce y la legendaria ORLAN. Las obras seleccionadas escapan a cualquier intención geoestética que pretenda definir un concepto de ” Arte Venezolano”. El proyecto fue concebido como un caleidoscopio de imágenes que evitan la denuncia, pero que detonan bombas sobre nuestra psique para reflexionar sobre la tragedia de un país cuya ingenuidad no lo salva.

El petróleo, como un Maná único y sagrado, lo vemos en la espiral de barriles hecha por Rolando Pena en 1986. ORLAN nos hace reflexionar sobre la industria de la belleza, en este contexto la venezolana, que a pesar de la crisis humanitaria sigue estando en la vanguardia internacional y marca un referente de éxito para las niñas de las favelas que sueñan con ser reinas. Bruce Labruce satirisa sobre el comunismo chick ,Loyola con sus chatarras nos anuncia, desde la década de los ochenta, una crisis de

identidad nacional. Juan Carlos Rodríguez nos recuerda nuestra indulgencia frente a la Venezuela rural y nuestras fronteras; Erika Ordosgoitti se enfrenta a las ruinas de nuestro sistema institucional y cultural; Iván Candeo lanza dardos sobre las relaciones populistas con el pueblo, y Jean-Fraçoise Boclè nos introduce en los rituales de santería y las dictaduras.

En estas obras se hace evidente un proceso similar al que se ha generado en la cultura de los venezolanos: la resistencia al sueño de progreso moderno y una valoración de estética precaria; el rancho, lo inconcluso y la desolación; la resistencia a la cubanización y el dogma político, entre otros.

Venezuela tiene más de 100 días de protestas ininterrumpidas y alrededor de 90 muertos. Esta es una realidad que supera cualquier diferencia política: estamos en guerra hace tiempo y el circuito del arte no puede guardar silencio… Más que necesario, es urgente un distanciamiento crítico ante cualquier fe ciega o dogma ideológico; ante cualquier construcción de relato que intenta sostenerse por la fuerza o a través de la violencia; ante cualquier etiqueta, prejuicio o asesinato. 
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> Maëlle Galerie
>
Marbella Art Fair
Art Marbella, Spain

CCK Centro Cultural Kirchner, Buenos Aires

2017
Naturaleza. Refugio

y recurso del Hombre


CCK - Centro Cultural Kirchner, Buenos Aires, Argentina
26th of April -  3rd of December 2017


Group show (45 artists, Argentines and foreigners):
Cécile Beau, Jacques Bedel, Vaughn Bell, Luis F. Benedit, Diego Bianchi, Jean Francois Boclé, Oscar Bony, Jane Brodie, Rimer Cardillo, Cynthia Cohen, Nicola Costantino, Martin Creed, Sebastián Díaz Morales, Joaquín Fargas, Nicolás García, Uriburu, Mauro Giaconi, Carlos Ginzburg, Víctor Grippo, Vicente Grondona, Nadia Guthmann, Miguel Harte, Fabiana Imola, Leandro Katz, Gyula Kosice, Ange Leccia, Catalina León, Francisca López, Rómulo Macció, Lucía Madriz, Hernán Marina, Ana Mendieta, Marie Orensanz, Gabriel Orozco, Lucy y Jorge Orta, Margarita Paksa, Ricardo Pascale, Silvia Rivas, Miguel Rothschild, Tomás Saraceno, Pedro Tyler, Gabriel Valansi, Agnès Varda, Bill Viola, Guido van der Werve

> See the work

> Centro Cultural Kirchner

CCK Centro Cultural Kirchner, Buenos Aires

Alianza Francesa, Barranquilla, Colombia

2017
Political Jam


Performance POLITICAL JAM, Alianza Francesa de Barranquilla (Colombia), in the frame of the artists in residence of Jean-François Boclé (June-July) at Fundación Divulgar - Plataforma Caníbal (Barranquilla). 13th of July 2017. Within the framework of the French year in Colombia 2017.

Curator: Jayder Orsini (
Fundación Divulgar - Plataforma Caníbal ).
 
El artista de Martinica Jean François Boclé, radicado en París, estará en Residencia Caníbal durante el  mes de junio y julio, donde explorará el territorio e historia de las bananeras en el Caribe Colombiano mediante un reencuentro con “Cien años de soledad” de gabriel García Márquez. El artista trabaja en (...)
 la zona bananera y realizará intervenciones en la ciudad de Barranquilla.

POLITICAl JAM
Jean-François Boclé, "Si mi América ha sobrevivido, en parte, al primer paso de un Colón Cristóbal y a los muelles de puertos (in)humanos, y si América ha sobrevivido a ella misma en los siglos siguientes, es porque el hombre ha inventado allí un “dejarse atravesar” por la violencia, la toxicidad, condición de la constitución de un “Nosotros” americano.

Frente a esta americanidad, este performance culinario convida al público a ingerir, durante un “gran abbuffata” (1) de palabras, una mermelada constituida por esta starlet warholiana negligente y sin complejo, ícono de un exotismo racializado, en la raíz etimológica de nuestras Repúblicas bananeras, esas de los Sures y de los Nortes.

Una mermelada de bananas “bipolares”: para unos la fruta vendida en los supermercados, para otros, en los territorios de producción, el veneno de un monocultivo de exportación.

En la olla se va a fusionar azúcar de caña, canela, nuez moscada, vainas de vainilla, cáscaras y jugo de limón, ron ambarino con el púlpito de las bananas escarificadas (2). Al público se le dará al final de la cocción un tarro de “Political Jam” (Mermelada política).Un « dejarse atravesar » para canibalizar la distopia, y metabolizar la política."

1 – La gran abbuffata (1973), película dirigida por Marco Ferreri. Cuatro hombres están encerrados en una casa por lo que ellos llaman un “seminario gastronómico”, pero en realidad para participar en un suicidio colectivo por comer hasta la muerte: Marcello (Mastroianni), Philippe (Noiret), Michel (Piccoli) y Ugo (Tognazzi).
2 – Cincuenta escritos tallados sobre la piel inmaculada de las bananas producidas en Barranquilla y en la Zona Bananera durante la residencia de Jean-François Boclé en la Fundación Divulgar – Plataforma Caníbal, una “Poética bananera” para pensar la distopia del Macondo caribeño colombiano enunciado por Gabriel García Márquez en “Cien años de Soledad”, y la del Macondo caribeño martiniqués y guadalupense.


Political Jam, se presentó por primera vez en la 12ª Bienal de Dakar en Senegar, en el año 2016.

Para Orsini, “Comer bananas es un acto Caníbal, ya que es como comer a las personas que trabajan largas jornadas en la plantaciones bananeras. También es tragarse a trozos una parte de la trágica historia de las masacres de las bananeras en los años veintes en el Caribe colombiano. El banano más que una fruta exótica, representa la imposición de una ideología de la economía, la sociedad y la cultura en el Caribe. Me gusta como Boclé la usa para desactivar los relatos colonizadores y racistas que se posan sobre ella, es como si en cada acción exorcizara al fruto y a la sociedad de esa carga histórica”
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Fundacion Divulgar - Caníbal Plataforma
Año Francia Colombia
Alianza Francesa, Barranquilla, Colombia

Plataforma Canibal, Barranquilla, Colombia

2017
Caminos Reales


Group show, Jean-François Boclé / Luis Mendoza

Plataforma Canibal, Barranquilla, Colombia
Opening: 2nd of August 2017

Curator: 
Jaider Orsini (Fundación Divulgar - Plataforma Caníbal)


Within the framework of the French year in Colombia 2017 

Fundacion Divulgar / Caníbal Plataforma
Año Francia Colombia
Plataforma Canibal, Barranquilla, Colombia

Museo del Caribe, Barranquilla, Colombia

2017
Poética Bananera: 

En busca de Macondo



Talk Jean-François Boclé and Jaider Orsini (curator)
Museo Caribe, Barranquilla, Colombia, 
18 July 2017, 4pm

Within the framework of the exhibition Soledad y Relacion, de Gabriel Garcia Marquez y Edouard Glissant (Museo del Caribe / Mémorial ActE - Guadeloupe).

> Museo del Caribe
Fundacion Divulgar / Caníbal Plataforma
Año Francia Colombia
Museo del Caribe, Barranquilla, Colombia

Fundación Divulgar / Año Francia Colombia, Colombia

2017
Zona Macondo


Artists in residence
Fundación Divulgar - Plataforma Caníbal
Barranquilla, Colombia, 
15 June-04 August 2017

Within the framework of the French year in Colombia 


Jean-François Boclé is invited for the third time in Colombia - at Mapa Teatro / Teatro Colon (Bogotá) and at the Bienal Salon (inter)-nacional de los artistas (Medellin) - to continue a dialogue started in 2005 with Colombia.
A dialogue already initiated during his adolescence when he read Hundred years of solitude, a high place of 
(...)
 the Magic Reality, where Gabriel García Márquez returns to the too real "Massacre of the banana plantations" (1928, region of Cienaga-Santa Marta), situated, in Hundred years of solitude, in the imaginary village of Macondo. Boclé will make memorial of this (global) dystopia, dialoguing / collaborating partly with agricultural workers from banana plantations as well as with those who made the choice in the last decade of rural exodus (Barranquilla and Santa Marta region). 
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> Fundacion Divulgar / Caníbal Plataforma
Año Francia Colombia
Fundación Divulgar / Año Francia Colombia, Colombia

Pabellón Cuba, La Habana

2017
La Mística del Cuerpo

Habeas Corpus

ad suijciendum


Group show (traveling show)
Pabellón Cuba, La Habana, 16th June - July 2017
Curators:
Samuel Hernandez Dominici (Cuba) and Ines Ortega-Marquez (Spain-Chile). Artists: Francis Naranjo (Spain), Carmen Caballero (Spain), Jean-François Boclé (Martinique - Paris), (...) 
Eduardo Caballero (Spain - Chile), Coco González (Chile), Patricio Vogel (Chile), Grethell Rasúa (Cuba), Rafael Villares (Cuba), Joaquín Sánchez (Paraguay -Bolivia), Liliana Zapata (Bolivia), Raquel Paiwonsky (República Dominicana), Andrew Mroczek (USA), Juan Jose Barboza-Gubo (Perú). 
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Fundamentación y objetivo: Prácticamente desde los inicios de la civilización humana, en tiempos de la prehistoria, el  (...) 
 hombre se ha representado a sí mismo y en relación con su entorno en diferentes superficies. Incluso, su propio cuerpo se ha convertido en soporte de creaciones y modificaciones que realzan su estatus como objeto y sujeto de subjetividades. Por ello, en términos de figuración la presencia del cuerpo como forma representada es una de las más antiguas dentro de la historia de nuestra especie.
Anterior a la articulación de conceptos como arte, el cuerpo ha estado presente de forma recurrente dentro de los temas preferidos del Arte. El retrato, el desnudo, las escenas de género o costumbristas, los temas bíblicos, históricos o mitológicos, e incluso el paisaje han inmortalizado un sinnúmero de cuerpos durante el devenir del tiempo. Y en esta acción el cuerpo no solo ha sido objeto de la mímesis, sino que se ha transformado en centro de múltiples relecturas y metáforas. 
Parafraseando a Carlos Jáuregui, en su libro Canibalia. Canibalismo, calibanismo, antropofagia cultural y consumo en América Latina, el cuerpo no es solo el contenedor de múltiples tropos, sino que en su relación con el mundo circundante este sirve para escribir y dramatizar el texto social. Por ello no es de extrañar que el cuerpo como terreno de múltiples negociaciones se convierta, más allá de objeto de representación, en sujeto de una práctica política activa y cotidiana. 
Múltiples son las batallas entre diferentes grupos de poder para establecer un canon sobre el cuerpo y normalizar sus relaciones con el universo circundante. Un cuerpo bello, un cuerpo atlético, un cuerpo saludable, un cuerpo erotizante, un cuerpo prohibido, etc. son algunas de las cápsulas de sentidos que cada día consumimos a través de los medios masivos de comunicación. Estas, articulan nuestras relaciones sociales y se convierten de forma subrepticia en prácticas y conductas reproducidas de forma acrítica e inconsciente en la mayoría de los casos. 
Dentro de la construcción occidental del mundo, quizás pueda advertirse la dimensión política del cuerpo y su importancia desde los tiempos de la civilización romana en un elemento que ha llegado hasta nuestros días y podía marcar la diferencia entre un hombre libre y un esclavo: el habeas corpus. Analizando el origen de este concepto vemos que proviene del latín  habeas corpus [ad subiiciendum] ‘que tengas [tu] cuerpo [para exponer]’, "tendrás tu cuerpo libre", siendo hábeās la segunda persona singular del presente de subjuntivo del verbo latino habēre (‘tener’). Este concepto como recurso legal hoy en día también define el destino de un hombre ante los caminos de la libertad y la reclusión.
Por todo lo antes expuesto, es que este proyecto toma como título “La mística del cuerpo. Habeas corpus ad subiiciendum”, pues su interés radica en explorar desde el arte, a partir de diferentes aproximaciones y soportes, esa capacidad polisémica (totalmente mística) que hace del cuerpo un tropo inagotable. El subtítulo, además de completar la intencionalidad temática, introduce e ilustra a la operativa de la muestra. El artista expone su parte cuerpo artístico y a sí mismo, queda desnudo ante el espectador y genera un diálogo con su(s) contexto(s). De aquí también que la muestra plantee una itinerancia como ejercicio de relectura y resemantización constante. Un proceso de carga y descarga de sentidos en relación con los espacios donde se muestre la exposición, escogidos con anterioridad, intencionalidad y claramente de forma premeditada; así como por la incorporación de determinados elementos locales que dialoguen con el tema en cada una de las sedes expositivas. 
Por ejemplo en el caso cubano la muestra se realizará en el Pabellón Cuba, un espacio realizado dentro de los códigos del Brutalismo, donde una de las características más llamativas de la construcción fue el hecho de dejar los materiales al descubierto para explotar su capacidad expresiva. De igual forma, a nivel simbólico este espacio fue construido para mostrar el devenir del país, tanto a nivel arquitectónico como histórico, en un solo cuerpo. En la inauguración, participarán además tatuadores locales que trabajarán sobre el público en diálogo con los artistas. 
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Traveling exhibition 2017-2018
> Pabellón Cuba, La Habana
>
Museum of Fine Arts, Boston, USA
>
Museo Nacional de Arte, La Paz
>
Museo Arte Contemporaneo, Santiago de Chili
Pabellón Cuba, La Habana

La Colonie (barrée), Paris

2017
Dystopies/Utopies/Hétérotopies


Atelier IV proposed by F. Vergès, nomad and collaborative action 
Marly's forest (Yvelines, Île-de-France), Cité internationale des arts (Paris) and 
La Colonie (founded by Kader Attia, Paris).
June 10-12 2017

La quatrième édition de L’Atelier, un lieu de travail collaboratif imaginé par Françoise Vergès (Chaire Global South(s), Collège d'Études Mondiales) réunissant artistes et chercheurs, ouvrira « ses portes » au public à La Colonie, pour une assemblée autour d’un manifeste de l’Utopie décoloniale.

L’Atelier IV, qui a pour (...) 

 titre « Dystopies / Utopies / Hétérotopies », est partie de ce constat : dans les Suds, la dystopie est devenue un élément de la vie sociale – génocides, traite, esclavage, colonialisme, massacres, travail forcé, économie de dépendance, impérialisme, guerres. L’utopie est ici entendue comme énergie et force de soulèvement, comme invitation aux rêves émancipateurs et comme geste de rupture : oser penser au-delà de ce qui se présente comme « naturel », « pragmatique », « raisonnable ».

Au cours de deux journées précédentes, lors d’assemblées et d’une marche en forêt, L’Atelier aura rassemblé les éléments de cette utopie. La forêt a été choisie pour sa force évocatrice et symbolique : lieu des esclaves marrons, des esprits, des sorcières, des bandits rebelles, des résistants. Elle est le lieu d’une utopie historiquement située et le geste symbolique qui l’a institué – le Serment du Bois Caïman le 14 août 1791 dans ce qui deviendra Haïti.

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> Chaire Global South(s), Collège d'Études Mondiales
La Colonie
Cité internationale des arts

La Colonie (barrée), Paris

Bétonsalon, Centre d'art et de recherche, Paris

2017
WeTransfer : Diasporic

and 
Situated Knowledge


Bétonsalon – Center for Art and Research, Paris
3rd of June 2017
Curated by Nathalie Muchamad

Drawing from the concept of the carnivalization of identities, artists Jean-François Boclé, Tarek Lakhrissi, Nathalie Muchamad and Mükerrem Tuncay will discuss concepts of disidentification, creolization and carnival, elaborating on their own video works. 
Jean-François Boclé will screen and talk about dialogo 1, AS.SAU.PA.MAR. Akiyo y Voukoum, a film made with the artist Minia Biabiany in the frame of the artists' duo unity IS SUBMARINE.

> unity IS SUBMARINE
dialogo 1, AS.SAU.PA.MAR. Akiyo y Voukoum

> Bétonsalon
Bétonsalon, Centre d'art et de recherche, Paris

Villa Vassieff, Paris

2017

Autohistorias

Symposium

26th, 27th, 28th of May 2017
Villa Vassilieff, Paris

Jean-François Boclé takes part to Autohistorias the Sunday 28th of May
 (15h-18h30) :
"Pédagogies alter­na­ti­ves pour des temps nou­veaux"
With and animated by Françoise Vergès (« Global South(s) », Maison des Sciences de l’Homme, Paris)
With Stéphanie Airaud (res­pon­sa­ble des publics et de l’action cultu­relle, MAC VAL, Vitry-sur-Seine, France), Samia Amar (ensei­gnante), Kader Attia (artiste), Eric Baudelaire (artiste), Jean-François Boclé (artiste), Marc Chebsun (jour­na­liste), Myriam Dao (artiste), Véronique Decker (ensei­gnante), Corinne Digard (fon­da­trice direc­trice, Orange Rouge), Yo-Yo Gonthier (artiste), Rabah Haouchene (ensei­gnant), Timothy Perkins (mili­tant), Omar Slaouti (mili­tant anti­ra­ciste), Sherine Soliman (ensei­gnante), et de nom­breux autres (artis­tes, ensei­gnants, parents, éducateurs, étudiants et pro­fes­sion­nels de musée).


> SEE THE FULL PROGRAMM

Le sym­po­sium Autohistorias [1] se veut un moment fédé­ra­teur de réflexion sur le rôle à jouer par l’ins­ti­tu­tion artis­ti­que dans (...) 

 un monde pris dans le tour­ment de pola­ri­sa­tions natio­na­lis­tes et sépa­ra­tis­tes, tiraillée dans des débats iden­ti­tai­res favo­ri­sant une frag­men­ta­tion crois­sante entre les indi­vi­dus.

Une qua­ran­taine de pro­fes­sion­nels enga­gés dans un tra­vail de réé­cri­ture de l’his­toire de l’art élaboreront col­lec­ti­ve­ment un récit commun fait d’une mul­ti­pli­cité de foyers artis­ti­ques (lieux d’art, écoles, col­lec­tifs ou événements) et de tra­jec­toi­res indi­vi­duel­les d’artis­tes ayant cir­culé au cours du XXe et XXIe siècle à tra­vers plu­sieurs cultu­res et hori­zons de pensée.
Nous réflé­chi­rons avec eux à com­ment l’ins­ti­tu­tion au sens large et les musées peu­vent mieux repré­sen­ter cette diver­sité tout en déve­lop­pant la recher­che et les connexions avec une plu­ra­lité d’acteurs de la société. Le patri­moine, l’archive et les col­lec­tions muséa­les seront mobi­li­sés pour remet­tre en ques­tion leur mise en forme, mise en ordre et mise en cir­cu­la­tion. Nous inven­te­rons des uto­pies comme des formes de vie alter­na­ti­ves pro­po­sant d’expé­ri­men­ter des métho­des d’ensei­gne­ment de péda­go­gie cher­chant à mieux habi­ter les fron­tiè­res, pour mieux les dés­ta­bi­li­ser.

[1] Le symposium Autohistorias emprunte son titre à la théoricienne et poétesse féministe chicana Gloria Anzaldúa, qui a inventé le terme pour définir un mode d’écriture permettant la réappropriation, fondé sur le déploiement des subtilités de la sphère intime comme outil narratif pour déstabiliser les frontières. Gloria Anzaldúa, Borderlands/La Frontera : The New Mestiza, Aunt Lute Books, 1987

Ce sym­po­sium s’ins­crit dans le cadre des 40 ans du Centre Pompidou et cons­ti­tue le temps fort de dis­cus­sions et de débats du pro­gramme Autohistorias déployé sur l’année 2017 sur nos deux lieux d’acti­vi­tés : le centre d’art et de recher­che Bétonsalon et la Villa Vassilieff.

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Villa Vassieff, Paris

La Colonie

2017

Mondialités


Talk: Ernest Breleur (artist)Jean-François Boclé and Seloua Luste Boulbina (philosopher)

La Colonie (founded by Kader Attia), Paris, May 06 2017

"Les mondialités postcoloniales sont l’autre face de la mondialisation. Elles sont portées par les Suds, dans leur diversité, leur variété, la différence de leurs histoires. Elles constituent une nébuleuse, un nuage diffus ou obscur de poussières d’empire. Loin d’être figées, les mondialités sont en mouvement. Elles sont mues par des philosophes, des écrivains, des artistes reliés par d’ironiques affinités mais aussi par un travail de décolonisation des pratiques et des pensées. 
Ne pas être esclave de l’esclavage : cette formule signifie que l’histoire n’est pas un destin. Son sens, dans la Caraïbe, est d’autant plus aigu que l’ensemble de l’archipel n’est pas délié de l’ancienne tutelle coloniale. Des pays indépendants tels que Cuba ou Haïti voisinent avec des « territoires non incorporés » comme Porto Rico ou… la Martinique.
L’esthétique et la politique s’entrecroisent et s’entremêlent. Comment, à partir de la Martinique, défaire les nœuds, dénouer les anciens fils pour tresser de nouvelles lignes d’horizon ? Comment créer de nouveaux liens, former des diversités solidaires ? Comment trouver un lieu-commun ?"

> La Colonie

La Colonie

ILHAM Gallery, Kuala Lumpur

2016-2017
Afterwork


The exhibition Afterwork which was exhibited at Para Site in Hong Kong (18 march-18 June 2016) will be touring at ILHAM Gallery in Kuala Lumpur.

Consommons racial ! (Jean-François Boclé, 2005-2009) is part of this group show. 

ILHAM Gallery

ILHAM Tower, Kuala Lumpur, Malaysia

18 December 2016 – 16 April 2017

Curators: Freya Chou, Cosmin Costinas, Inti Guerrero, and Qinyi Lim (Para Site).

ILHAM Gallery, recently opened in the heart of Kuala Lumpur and situated on the 3rd and 5th floors of the Ilham tower, is a public art gallery which presents a programme of exhibitions that showcase work of modern and contemporary.

> Para Site

> ILHAM Gallery

> Consommons racial !

ILHAM Gallery, Kuala Lumpur

Fort Delgrès, Guadeloupe

Questionner en rézistans


Fort Delgrès, Basse-Terre, Guadeloupe
31 March - 5 May 2017

A project (artists' residence and group show) of the artist's duo unity IS SUBMARINE (Minia Biabiany + Jean-François Boclé)

Group show:
- Artist's duo unity IS SUBMARINE (Minia Biabiany + Jean-François Boclé);
- Students of 20 schools of Guadeloupe.

> unity IS SUBMARINE

>
Fort Delgrès
>
WI'anART
Fort Delgrès, Guadeloupe

University of London

2017
Caribbean Traffic: Bodies,

Cultures, Knowledges



Artist's Talk in the international symposium "Caribbean Traffic: Bodies, Cultures, Knowledges" (organized by Conrad James, University of Birmingham).

University of London, I